Le peintre cavalier par excellence

03.JPGAlfred De Dreux n’est plus aujourd’hui le peintre célèbre qu’il était de son vivant. Si l’histoire de l’art l’a quelque peu oublié, il reste connu parmi les amateurs d’art du milieu équestre et quelques spécialistes.

Cet artiste s’est notamment illustré dans le portrait. Mais on peut parfois se demander qui en est le véritable sujet. En effet la personne représentée est toujours accompagnée d’un animal dont le portrait est parfois plus travaillé que le sien. Si De Dreux maîtrisait aussi bien la peinture que la lithographie (type d’estampe utilisant la pierre), ce n’est pas lui qui faisait les reproductions gravées de ses œuvres. Il était également un très bon cavalier qui aimait glisser, dans ses représentations de course ou de chasse, des chutes spectaculaires.

Témoignage des débuts d’une société de cheval

04.JPGProche du milieu aristocratique, De Dreux est un des peintres officiels de Louis Philippe, qu’il accompagne en Angleterre. L’époque est à l’anglomanie (Mode consistant à admirer et à imiter avec excès tout ce qui vient d'Angleterre.) ce qui se ressent dans sa peinture et notamment dans les paysages. Les Anglais vont beaucoup influencer la façon de monter à cheval de même que les loisirs équestres. C’est aussi d’Angleterre que sont importées les courses de galop et la mode des queues courtes chez les chevaux.

De Dreux a réalisé, au cours de sa carrière, des œuvres représentant toutes les nobles activités équestres de son temps : les courses, la chasse, la promenade, l’attelage. Ces loisirs caractérisent la classe aristocratique qui a du temps et de l’argent à consacrer aux chevaux.

L’époque du développement de Trouville-sur-Mer

06.jpgSi Alfred De Dreux n’a pas de lien direct avec Trouville-sur-Mer, il est le contemporain de la comtesse de Montebello qui a fait construire la villa où est actuellement le musée de Trouville. Les aristocrates qui entourent le peintre, dont la comtesse fait partie, sont ceux qui ont commencé à transformer la côte fleurie en ce qu’elle est aujourd’hui.

Ce sont ces aristocrates qui vont, petit à petit, construire sur la côte et la peupler, et ainsi développer la villégiature et les bains de mer. Progressivement, les constructions gagnent sur le sable, des hôtels de bains et de jeux ouvrent. Une des salles de l’exposition est consacrée à des gravures réalisées à cette époque.

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Galerie photo de l'exposition :

  • Vue panoramique d’une des salles de l’exposition De Dreux : la promenade et les loisirs. [4.3mm - f/3.1 - 10/520s - ISO:100]
  • On peut dire qu’Alfred De Dreux accompagne ses portraits animaliers de figures humaines. [4.3mm - f/3.1 - 1/85s - ISO:200]
  • Si Alfred De Dreux maîtrisait l’art de la gravure, ce n’est pas lui qui a effectué les reproductions de ses œuvres peintes. [4.3mm - f/3.1 - 10/600s - ISO:100]
  • La promenade est un sujet récurrent dans la peinture d’Alfred De Dreux car c’est un loisir de l’aristocratie pour laquelle il réalise de nombreuses commandes. [4.3mm - f/3.1 - 10/850s - ISO:200]
  • Des gravures, dessins et aquarelles réalisées à l’époque de De Dreux montrent le développement de la ville balnéaire de Trouville-sur-Mer. [4.3mm - f/3.1 - 10/520s - ISO:100]
  • Eugène Isabey représente ici les rives de l’embouchure de la Touques avant la construction des quais. © Musée villa Montebello, Trouville-sur-Mer
  • Ce dessin de Charles Louis Mozin montre les barques échouées à marée basse dans l’embouchure de la Touques aux Ecores. © Musée villa Montebello, Trouville-sur-Mer

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